Esthétique de la rage/ Exposition Aponia Centre d'art/Commissaire Laurent Quénéhen
J.A Benarroch, F.Bellucci, K.Bourseul, A.Brizuela, J.Dalmon, O.Davaadorj, M.Mocquet, C.Lévêque...

Esthétique de la rage

Jérôme Avraham Benarroch, Franco Bellucci, Klervi Bourseul, Anibal Brizuela, Julie Dalmon, Odonchimeg Davaadorj, Claude Lévêque, Tina Merandon, Marlène Mocquet, Gwénaëlle Plédran du Boullay, Eric Pougeau, Vincent Prieur, Jeanne Rimbert, Chloé Silbano.

Commissaire Laurent Quénéhen


Jérôme Avraham Benarroch filme un hurlement sacré né de l'alliance désorientée entre ÔM, le morceau free de John Coltrane et des images errantes de quelques quartiers religieux de Jérusalem.
 
Franco Bellucci vit en Italie, dans un bel hôpital de Livourne. Il enlace, encercle, attache des armes, femmes, enfants ;  il uni et conjure l’isolement des êtres et des choses.
 
Klervi Bourseul est une esthète de l’émergence crue de l’inconscient : visages et têtes d’animaux sortent de la surface plane et l’on ne sait pas vraiment qui hurle le plus de la bête ou de l’homme.
 
Anibal Brizuela trace des signes de reconnaissances mystiques du fin fond de son hôpital psychiatrique argentin. Il renoue avec le temps béni où le Diable et Dieu ne faisait qu’un.
 
Julie Dalmon pose la technologie au ras du sol. On peut lire la scène de deux manières opposées : L’avion furtif, indétectable, se soulève du sol en terre battue pour remonter au front, tapi sous la poussière tel un animal prêt à mordre. Ou l’aile volante est à terre, abattue, noyée sous la brique pilée, boomerang de terre rouge réputée pour provoquer le glissement, le rebond.

Odonchimeg Davaadorj torture, coupe, dissèque avec précision. Des tracés fins et racés où elle travaille la coupure et le meurtre avec élégance.


Claude Lévêque révèle le mot essentiel : graffitis de prisons, slogan sur les murs des rues, murmures sourds des plus vieux ; ses traces violentes et lumineuses viennent donner une voix aux sans-voix.
 
Tina Merandon photographie des chiens prêts à attaquer. La composition des scènes, ou les animaux, violemment éclairés par les flashs, semblent sortir de la nuit, amplifie la dimension anxiogène.
 
Marlène Mocquet présente une bombe couchée, une céramique à gaz qui peut être explosive. C’est une oeuvre au dessus de la morale et contre le monde, tout contre.
 
Gwénaëlle Plédran du Boullay avait de jolies poupées Barbies, de celles qui promettaient aux petites filles un avenir blond et enchanteur. Elle les a toutes brûlées.
 
Eric Pougeau explore les tendres moments qui lui viennent de l’enfance, la chaleur parentale qui le protégeait d’un amour si puissant.  
 
Vincent Prieur est un activiste social dans l’art comme dans la vie, il est sur le terrain et l’occupe fermement, son œuvre résume une certaine radicalisation du monde ouvrier.
 
Jeanne Rimbert dispose des morceaux de corps blessés, lapidés. Ces formes oscillent entre innocence et danger, attirance et répulsion, elles offrent une vision douce-amère de la sexualité, des relations et de la vulnérabilité humaine.
 
Chloé Silbano dénonce les abus et les exclusions.  Sa pièce : « Assis Couché Debout » met en exergue l’autorité qui humilie et détruit inlassablement les âmes et les corps des laissés-pour-compte.

 

Films projetés au cinéma "Le Casino". Villiers sur Marne (94): Alison Bignon, Boris du Boullay, Jose Manuel Carrasco, Alexei Dmitriev, Amandine Ferrando, Carlos Gómez-Trigo, Stephen Gunning, Yves-Marie Mahé, Donnie Nasko, Markela Panegyres, Pedro del Río

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