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Actuellement Marie-Cécile Marques en résidence

 

 

 


 

Marilena Aligizaki / Panagiotis Kefalas / Efsevia Michailidou / Alice Palaska / Alexandra (Ada) Petranaki / Evi Roumani / Giorgos Tserionis / Andreas Vousouras
Marilena Aligizaki, Panagiotis Kefalas, Efsevia Michailidou, Alice Palaska, Alexandra (Ada) Petranaki , Evi Roumani, Giorgos Tserionis, Andreas Vousouras
Transmission grecque

L’exposition Transmission Grecque accueille les œuvres de huit artistes contemporains grecs qui présentent leurs travaux pour la première fois en France. Habitants d’Athènes, ces artistes expriment chacun à leurs manières leurs propres questionnements et problématisent les événements contemporains à travers un prisme sociopolitique. Considérée depuis longtemps comme un pays de « transmission » des propriétés intellectuelles et culturelles en Europe, la Grèce est liée  à un imaginaire où trônent les paysages idylliques des iles, un monde au-delà de l’Europe et de l’Orient, un idéal antique et un « souvenir noir » d’instabilité financière et politique. Par le biais des dessins, peintures, installations, vidéos et sculptures, ces huit artistes grecs proposent leurs perceptions multidimensionnelles à ce qui pourrait être une « transmission grecque » aujourd’hui, loin des concepts stéréotypés et des représentations standardisées de leur pays.

Les derniers travaux de Marilena Aligizaki sont liées à ses recherches de doctorante à l’Université des Beaux-Arts d’Athènes et constituent l’évolution des questionnements que l’artiste a abordé en 2015 sur les différentes dimensions que peut avoir le sport dans la société. A travers une série d’entretiens et de documentaires réalisés par elle-même, l’artiste interroge la pratique du sport collectif par les minorités migratoires et le caractère sexué de certains types de sports en Grèce. Panagiotis Kefalas s’inspire de son temps, ses souvenirs, son environnement, mais aussi de la peinture elle-même. L’ensemble de son travail se présente sous la forme de peintures à l'huile de petit format sur toile et bois. Les images qu’il crée proviennent d'un large éventail d'archives personnelles. Ce protocole sert d'outil de désorientation pour s’éloigner du document original afin d'en créer un nouveau, libre de la source première et prêt à être peint après un processus de transformation interne. Son objectif est de créer un monde personnel où chaque pièce est un fragment narratif d'un tout en constante évolution.  Efsevia Michailidou travaille l’univers des symboles (sel – catharsis, mousse – évolution, renaissance, fleurs de camomille – guérison, fleurs séchées – mort, coton - innocence) dérivé de processus internes et de mécanismes émotionnels. Dans ses œuvres, les formes empruntées à la nature apparaissent souvent semblables à des fossiles en forme d’utérus, nid, coquille ou racines ; comme une allusion à la recherche constante de l'identité et des origines. Son travail est axé sur l'exploration d'archétypes classiques, d'instincts primaires et de préoccupations existentielles (naissance, amour, mort, renaissance). Michailidou permet aux matériaux eux-mêmes de déterminer le résultat final à travers un processus alchimique. Aliki Palaska  appartient à une génération d'artistes qui composent l'art grec contemporain depuis les années 2000, qui a émergé aux côtés des « Young British Artists ». Dans son travail, elle s'exprime avec différents matériaux visibles sous forme d'installations. Ses références proviennent du domaine de la culture underground et de la philosophie rock et visent à contester les diktats politiques. Elle investit ce monde par l'imaginaire en sélectionnant des récits uniques qui sapent l'actualité et les images de la culture occidentale. Les recherches artistiques d’Alexandra Petranaki sont centrées à la fois sur la pensée philosophique et sur l’exploration des archives et des documents évoquant la mémoire personnelle ou collective. Ses œuvres, encadrant une volonté d’autoréflexion et de recherche identitaire, constituent des installations uniques en grand format et mélangent des sensations auditives et olfactives. Evi Roumani crée en utilisant le dessin et la vidéo comme support principal. Les images qu’elle utilise comme sources primaires proviennent d'une archive large et diversifiée. Le concept central de son travail trouve sa source dans le fait de placer une image hors de son contexte d'origine et de créer une métaphore qui permette au visiteur d'en explorer de nouveaux aspects. Ainsi, le document d’archive trouvé est recomposé vers une narration plus critique de sa version déjà connue. Giorgos Tserionis intègre différentes pratiques artistiques dans son travail qui se caractérise aussi par une variation des matériaux. De la céramique au collage, du dessin aux installations, Tserionis s’inspire des archives des photos et des textes qu’il collecte lors de ses recherches autour des notions du temps et de l’histoire investies d’un contenu idéologique et moral. Andreas Vousouras développe un travail qui se base sur l’utilisation des objets qu'il trouve dans ses pérégrinations urbaines ou des matériaux se rapportant à la mémoire personnelle ou collective qu’il transforme le plus souvent.

Maria Xypolopoulou, doctorante à Paris 1 (Sorbonne- Panthéon), curatrice et critique d’art indépendante

 

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