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Avelino Abarca/Alain Gutharc/Aponia centre d'art/Marlène Mocquet/Alain Barret commissaire
Marlène Mocquet
Marlène Mocquet

La peinture de Marlène Mocquet est une “énigme". Elle nous propose un vocabulaire formel qui semble osciller entre bien des oppositions : le beau et le laid, le bien fait et le mal maîtrisé, le subtil et le grossier, l'étrange et le naïf... Cette peinture est aussi celle des matières des techniques, des formats. C'est aussi une peinture qui se nourrit des anciens, leur empruntant à l'occasion figure et sujet afin de se les approprier. C'est aussi celle d'un monde étrange et mystérieux qui se livre sans se dévoiler, qui nous parle ou nous semble étonnement malade. Quelle attitude adoptons nous devant cette peinture? Dans un premier temps, rien ne se lit, rien ne se dégage de l'ensemble car la suite des oeuvres compose une énigme dans l'énigme. Rien ne nous est livré. Et pourtant sans que l'on sache pourquoi l'unité est là.
Unité d'atmosphère, de rigueur, sentiment d'être devant une oeuvre spécifique et déjà construite malgré l'âge et la supposée inexpérience. Alors le regard prend son temps, celui nécessaire pour nourrir la pensée. Car la curiosité est éveillée, attisée, excitée L'envie de comprendre le pourquoi de cette attirance pour une peinture qui au premier abord semble si éloignée de nos intérêts, de nos attentes. Le temps du regard est part de cette oeuvre car sans ce temps elle se sauve et s'enfuit. L'exigence du regard, voilà peut-être l'une des qualités les plus inattendues de cette peinture.
Alors en prenant son temps l'oeil va d'un tableau à l'autre, se pose, repart, revient, comparant, opposant mettant en relation, cherchant le détail, l'indice. Puis soudain, de façon surprenante, une oeuvre se dégage. Elle ne livre rien, n'explique rien, elle est. Soudain sans raison apparente, une oeuvre prend sens.
Elle rentre en résonance avec soi. Elle impose une certaine évidence. Alors l'oeil se pose sur une autre et une autre, et chacune se livre un peu, un peu plus à chaque fois. Mais rien n'est clair pour autant. Et pourtant, l'ouverture du regard, ou de l'esprit permet de confirmer le sentiment, présent dès le début, d'être en face d'un univers qui se tient.
Avelino Abarca
Galerie Alain Gutharc, 2007

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